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Lettre à Mme ROYAL

CONCLUSION (convictions personnelles)

-Plan-
 
 

PREFACE réalisée le 19/03/2007

 

Je suis un candidat virtuel, pas de signature, pas de campagne, pas d’argent, que des questions. Messieurs les journalistes, je vous demande d’élever le débat et d’aller poser des questions auprès de tous les citoyens qui en ont assez.

J’entends sur les radios des coups de gueules des Français, des étrangers, nous sommes des latins, on parle beaucoup mais est-ce que tous ces coups de gueules font avancer la société, je ne le pense pas puisque ceux qui nous gouvernent n’ont aucun compte-rendu et je suis sûr qu’ils n’en n’ont rien à faire. « Un humoriste disait en parlant d’eux serrez-vous la ceinture d’un cran et après vous serez habitué » Dépêchez-vous, Messieurs les journalistes de tous bords de récupérer auprès de vos auditeurs toutes les questions que se posent les citoyens qui en ont assez. Nous avons 6 chaînes TV en comptant canal + en clair, aux directeurs de toutes ces chaînes TV de prouver qu’ils peuvent recevoir des journalistes de tous bords, au nom de la liberté d’expression et du droit de savoir.

Pour une fois donnez-vous la possibilité de vous faire entendre et de nous représenter, nous les citoyens d’en bas. Qu’on vous laisse poser toutes les questions du ras le bol des Français, entourez-vous d’économistes, de journalistes de la presse écrite, des journaux locaux, des leaders des syndicats et mettez les candidats devant la réalité et qu’ils répondent sans langue de bois, pas de blablabla que des faits. A moins, Messieurs les journalistes que vous trouviez mes écrits sans valeur et non recevables. A ce moment là, je comprendrais que nous ne sommes  pas dans un pays de liberté et que les journalistes et politiques sont dans le même bateau.

 

Par contre, si pour vous ils ont de la valeur et accepter cette situation où le droit à la parole n'est pas laissé, où on vous met des bâtons dans les roues en vous attachant les mains ou en vous bâillonnant pour vous faire taire, faites le savoir. Nous, d’en bas, nous avons besoin de savoir aussi. J’adresse copie de ce courrier et mes questions à toutes les chaînes TV : TF1 – FR2 – FR3 – CANAL + - FR5 - M6, à quelques radios : SUD RADIO – RMC – RTL – EUROPE1 – RADIO France, à un journal local : LA DEPECHE DU MIDI, à quelques candidats : Mme BUFFET – Mme LAGUILLER – Monsieur SARKOZY – Monsieur BAYROU – Monsieur LE PEN – Monsieur DE VILLIERS – Monsieur BESANCENOT et pour finir Monsieur STRAUSS-KHAN (qui n’est pas candidat).

 

Nous sommes à un mois du premier tour, il est temps que nous sachions. Tous les candidats doivent savoir, même si la place doit être bonne, qu’ils sachent qu’avant de souhaiter ce qui est le mieux pour leurs enfants ou eux-mêmes, qu’ils sachent que nous aussi d’en bas souhaitons la même chose pour les nôtres. Mais il y a une grande différence entre le haut et le bas dans notre société. Quand le berceau est bien rempli la vie est bien plus agréable. Que les candidats avant de penser à eux, pensent à ce que veulent les Français avant tout, ceux sont les Français qui leur offrent le poste par leurs voies. Nous attendons plus d’honnêteté des candidats. Nous en avons assez des leçons de morale – de nous demander de faire des dons pour la solidarité, etc …

Nos hommes politiques veulent remettre tous nos acquis en questions tout en sachant que des personnes se sont battues, d’autres ont laissé la vie pour notre liberté, pour nous faire obtenir les congés payés, la retraite, etc …

Ils veulent toucher à nos acquis mais eux ne veulent pas toucher à tous les privilèges qu’ils se sont octroyés, de république en république, de président en président, de ministre en ministre et j’en passe.

 

Ils se disent proche du peuple cela n’est pas vrai, ils sont surtout proches de tous leurs acquis et de tous leurs privilèges.

 

Attention, à force d’oppresser le peuple, il y a un peu plus de 200 ans, il s’est soulevé.

Ne prenez pas le peuple pour des serfs uniquement à travailler et à vous payer des impôts pour que tous vos privilèges grossissent. Il m’a fallu presque 8 mois pour rédiger tous mes petits bouts de papier et les mettre au propre.

 

J’étais jusqu’avant les primaires de tendances socialistes. Je voyais comme candidat Monsieur Dominique STRAUSS-KHAN qui était à mes yeux et par conviction le seul candidat qui pouvait faire gagner le parti socialiste. Ils ont voulu propulser Madame ROYAL pour faire comme dans certains pays. Messieurs FABIUS et STRAUSS-KHAN se sont mis dehors tout seul en la critiquant. A l’heure actuelle je ne sais pas pour qui voter, je ne fais pas confiance à Madame ROYAL qui avance des propositions alors que son compagnon dit autres choses. Je persiste à dire que le seul candidat qui pouvait faire gagner la gauche c’était Monsieur STRAUSS-KHAN. Maintenant, si au premier tour, il y a Messieurs SARKOSY et BAYROU, nous allons voir des socialistes qui vont tourner leur veste pour se rapprocher de M. BAYROU bien qu’auparavant ces mêmes socialistes le critiquaient et inversement.

 

Je suis routier, j’ai 46 ans, je n’ai que le certificat d’études et je travaille depuis l’âge de 16 ans, j’ai été confronté à plusieurs soucis de santé et je n’ai jamais eu droit à l’assistanat, à 34 ans du jour au lendemain je ne pouvais plus marcher, à 35 ans je me suis retrouvé avec deux prothèses totales de hanches, gauche et droite. Nous étions en train de construire, les assurances ne nous ont pas couvert, même si mon épouse travaillait, moi en demi-journées, nous avons réglé nos échéances. Il nous est arrivé de ne pas avoir 30 francs pour acheter une paire de chaussures pour que notre fils puisse aller à l’école. On nous a mis en contact avec des assistantes sociales, on m’a rétorqué que je n’étais pas malheureux du fait que nous avions une maison et que nous étions propriétaires, j’ai répondu que j’étais surtout propriétaire d’un crédit et que c’était seulement dans 20 ans que je serais propriétaire de notre maison. On nous a proposé comme nous n’avions pas de chauffage de nous payer le bois de chauffage, on ne nous l'a jamais payé, au final on nous a prêté l’argent pour l’acheter que nous avons remboursé jusqu’au dernier centime. Quand j’ai voulu reprendre mon travail en 1996, j’ai été confronté à d’innombrables difficultés, j’ai été reconnu travailleur handicapé, catégorie B, j’ai fait obtenir 120000 francs d’aide pour aménager mon poste sur 787000 de financement. En attendant que mon poste soit aménagé je suis passé par des tâches qui n’avaient rien à voir avec celles de chauffeur, débroussaillage, etc … et ceci pendant 3 mois. A 620000 km en 2001 mauvaises conditions de travail, je demandais que l’on me répare le siége ergonomique et qu’on me remplace 2 amortisseurs AV de mon véhicule, en fin de semaine je ne pouvais plus marcher, j’allais chez le kiné pour pouvoir reprendre mon travail. Le lundi, je marchais droit comme un I, fin de semaine je ne pouvais plus marcher jusqu’au jour où en rentrant d’Italie le 08/11/2001 en voulant remonter dans la cabine j’ai glissé du deuxième marche pied, je suis tombé droit sur mes deux pieds, j’ai été trop honnête de ramener mon camion de ROUSSET à ST JEAN DE VERGES. Le 09/11/2001 aux urgences, ils n’ont rien vu, le 16/11/2001 ne supportant plus les douleurs, il a été diagnostiqué un descellement de la PTHD.

Tout a été fait pour rejeter mon AT en maladie, je me suis battu tout seul et de courrier en courrier j’ai obtenu gain de cause.

Le 12 décembre 2001, en urgence on m’a remplacé ma PTHD bien que j’avais mal à gauche. Après la rééducation, la CPAM a continué à me causer des problèmes, un médecin conseil a fait disparaître des documents concernant ma jambe gauche, ce médecin voulait que je reprenne mon travail or que j’avais d’énormes difficultés à me déplacer et des douleurs sur ma PTHG. Suite à la décision de ce médecin conseil je suis resté presque deux mois sans ressources. En octobre 2002 on m’a remplacé la tige de ma PTHG. Le chirurgien a jugé à l’œil que le polyéthylène n’avait pas besoin d’être remplacé. (Il se pose 150000 PTH en France par an et étant un sujet jeune et que j’étais loin de la retraite, il a préféré faire une économie d’un petit bout de plastique). Ce qui a fait que la PTHG était instable, il y avait un ressaut et un claquement quand je marchais, pour le chirurgien tout était normal et cela passerait. A un mois de la reprise de mon travail, cette PTHG s’est luxée, j’ai attendu 14 heures avant que l’on me la remette en place. A nouveau, rééducation, problème avec la CPAM et j’en passe. Or si le chirurgien avait fait correctement son travail, j’aurai du reprendre bien plus tôt. J'ai repris mon travail en août 2004, j'ai fait monter un nouveau dossier pour faire obtenir des aides à mon employeur pour réaménager mon poste de travail, "aides promises au départ par une personne licenciée par la suite". Celles-ci n'ont pas été versées dans leurs intégralités de la part de l'AGEFIPH, j'ai essayé par de nombreux courriers de faire intervenir les plus hautes personnalités qui nous gouvernent, députés, cela n'a rien fait.

Comble de malchance ou pas, en octobre 2004, en soulevant une palette je me suis fait une rupture du tendon du bras droit, plus une hernie inguinale gauche. J’ai repris mon travail le 14 février 2005, le 28 février 2005 ma PTHG avait toujours un ressaut et un claquement, elle était instable. Sur mon lieu de travail, mon pied gauche a glissé sur la glace, ma PTHG s’est luxée une deuxième fois. Il a fallu que j’attende 6 heures avant que l’on me la remette en place. Je n’ai pas voulu revoir le chirurgien qui à mes yeux avait fait une boulette pour une petite économie d’un petit bout de polyéthylène. J’ai été mis en contact avec un professeur qui a été obligé de rouvrir pour me remplacer le polyéthylène et mettre deux rebords anti-luxation. Sans compter une fois de plus trop honnête et ne pas vouloir tirer sur la CPAM, je suis passé en privé pour la consultation et pour l’intervention (du privé dans le public) afin de pouvoir reprendre mon travail au plus tôt, dépassement d’honoraires même en AT non couverts par la CPAM et de plus j’ai été envoyé par mon médecin traitant comme prévu dans le parcours de santé. La CPAM a continué à me causer des problèmes, non remboursement de radios et j’en passe, contestation du taux d’IPP qui m’avait été attribué par le TCI de Toulouse.

Avec tous mes soucis de santé et je ne rattache rien à moi car je me dis qu’il y a bien plus malheureux que moi, je dis surtout que j’en ai assez que les bons payent pour les mauvais, il est temps dans ce pays de foutre un grand coup de pied dans la fourmilière et que tout le monde se regarde entre quatre yeux.

 

La moralité, nous sommes arrivés où les personnes ne se respectent plus, chacun croit détenir la vérité et chacun croit que c’est lui qui a raison.

 


 

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